Projets de recherche

Le labo poursuit des projets de recherche dans plusieurs domaines généraux :

Fondations de la sélection naturelle

Le projet principal de notre labo se rapporte à de ce que nous appelons les « fondations conceptuelles » de la théorie de l’évolution. Comment devrions-nous – en général, plutôt que dans des populations naturelles spécifiques – penser sur la structure causale de l’évolution par sélection naturelle ? Quel rôle jouent des concepts tels que la valeur sélective, la dérive génétique, et la mutation ? Particulièrement, la théorie évolutionniste offre beaucoup d’invocations de la probabilité et le hasard. Mais comment devrions-nous comprendre cela ? Combien existe-t-il de sources de hasard, et comment devraient-elles être interprétées ?

Afin d’explorer cette question, notre groupe a proposé de nouvelles analyses du concept de valeur sélective, et nous travaillons maintenant à comprendre l’impact « chanceux » de la dérive génétique et de la contingence historique dans la macroévolution. Dans le futur nous espérons faire la synthèse de ces éléments en vue de construire un vision élargie de la structure causale fondamentale de la théorie évolutionniste.

Histoire de la biologie

Il est important de comprendre l’histoire du rôle joué par le hasard dans la théorie évolutionniste pour bien saisir le rôle que le hasard joue actuellement. Notre groupe se concentre donc fortement sur l’histoire, envisageant la façon dont Darwin a compris le hasard, et comment, plus récemment, les biologistes qui ont originalement introduit le raisonnement statistique dans la théorie évolutionniste – particulièrement Francis Galton, Karl Pearson, et W. F. R. Weldon – ont conceptualisé leur recherche. Il est très enrichissant de comprendre pourquoi ces biologistes ont cru important d’intégrer le hasard et la statistique à leur travail.

La recherche dans notre labo se concentre sur la collaboration entre W. F. R. Weldon et Karl Pearson, en particulier leur interprétation de la sélection naturelle et de l’hérédité. Nous travaillons à la fois des sources accessibles au public et avec des sources d’archives, et nous accueillons des étudiant·e·s et collaborat·eur·rice·s qui travaillent principalement en histoire des sciences.

Humanités numériques

Une tâche importante pour les philosophes de la biologie est d’être capable de « prendre le pouls » de la littérature biologique. En ce qui concerne nos questions de recherche, par exemple, il est important pour nous de comprendre ce que les biologistes disent de la contingence historique, ou encore de la valeur sélective.

Il est extrêmement difficile de répondre à de telles questions, et ceci est en grande partie dû à l’ampleur de la littérature biologique. Des milliers d’articles sont publiés chaque jour – nous ne pouvons bien évidemment pas répondre à ces questions générales, de grande envergure, sur les revues biologiques sans l’aide de l’analyse numérique.

Dans ce but, notre groupe a créé un système d’analyse textuel pour articles des revues scientifiques – l’appli RLetters – et une installation particulière de ce système avec un grand corpus d’articles dans la théorie évolutionniste – evoText. Avec ces outils, nous pouvons réaliser des analyses sophistiquées de la littérature dans la biologie évolutionniste sans grande expertise en humanités numériques. Ces outils sont en cours de développement, et nous sommes enthousiastes de travailler avec tous ceux qui sont intéressés par les humanités numériques pour améliorer les capacités de nos outils.

L’éthique de la guerre et la recherche à « double usage »

Notre groupe étudie aussi la structure contemporaine de la communauté scientifique, particulièrement la combinaison de la technologie contemporaine, la science « démocratisée » et la science « garage-scale » ou la culture « maker », et les technologies d’armes émergentes (comme les véhicules aériens sans humains à bord et la cyberguerre). Prof. Pence est un membre du projet de recherche Emerging Technologies of National Security and Intelligence du Centre John J. Reilly, un groupe mondial collaboratif des chercheur·se·s focalisé·e·s sur ces problèmes.